Les extensions de nom de domaine: un business à part entière

Longtemps sous tension puisque peu ouvert, le marché des noms de domaine a évolué avec l’arrivée de nouvelles extensions en 2012. Cependant .kiwi, .me ou encore .today sont loin de détrôner l’irremplaçable .com et la convoitise prend maintenant une nouvelle forme. Retour sur les stratégies qui parcourent la toile.

L’importance du nom du site internet pour une entreprise

URLCela peut sembler être un choix bien futile et pourtant le nom de domaine choisi peut avoir de lourdes conséquences sur l’avenir numérique d’une entreprise. Le nom aura des effets certains sur le référencement dit naturel du site en question. Autrement dit, il jouera un rôle important dans la visibilité du site au regard des recherches sur Google. Par ailleurs, il est essentiel de choisir un nom pertinent en lien avec son activité et la localité de son entreprise. Se lancer dans la vente de tire-bouchon en Espagne et nommer sa page internet peruches.fr n’est pas vraiment pour servir à l’image de la boîte. Le nom est marquant pour les clients mais est aussi un critère de taille pour les investisseurs et les partenaires professionnels de l’entreprise. Pour savoir si le nom de domaine sélectionné est disponible, rien de plus simple que de consulter un site tel que 1&1 et de taper l’occurrence souhaitée.

Les business détournés du commerce des noms de domaines

www_tromboneLa tâche s’avère bien plus complexe lorsque le nom n’est plus disponible. Contrairement à beaucoup de marchés de biens réels, le marché de l’occasion pour les noms de domaine peut être extrêmement onéreux. Comme l’explique la tribune d’Anthony Bleton sur la revue ADN, le nom de domaine de seconde main est devenu un véritable commerce et objet de spéculation. Même s’il est certain que la multiplication des extensions a décuplé les combinaisons de noms possibles et détendu le marché, certaines tendances et modes sont observables. Par exemple, les extensions .sucks ou .sex, fortement préjudiciables si elles sont associées à une enseigne, ont pour beaucoup été achetées par des petits malins ou par de véritables entreprises. Ces derniers revendent ensuite le nom de domaine à prix d’or à la société ou à la personnalité soucieuse de son image de marque. Un moyen parasite et simple de se faire de l’argent simplement…

Les sujets qui fâchent

Les nouvelles extensions de nom de domaine ont aussi déplacé des thématiques d’ordinaire débattus aux conférences de l’Organisation Mondiale du Commerce vers les compétences de l’autorité de régulation de l’internet (ICANN). L’extension de .wine ou bien .vin a transposé sur un plan numérique la traditionnelle opposition entre les Etats-Unis et l’Europe sur le sujet des appellations d’origine contrôlée. L’ICANN ne voit pas de problème à vendre le nom de domaine librement tandis que la France proteste en affirmant que sans contrôle, les noms risquent d’être dévoyés. L’hexagone lutte pour que par exemple le nom de domaine cotesdurhône.vin soit délivré à un viticulteur certifié produisant le vin en question et non à une entreprise de contrefaçon ou parasitaire.

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