Hellfest 2022 Jour 6 : Guns n Licornes

hellfest 2022

Après la pluie diluvienne du 5e jour de Hellfest, nous attaquons (presque) vaillamment l’avant-dernier jour de cette 15e et ultimate édition de notre festival chouchou des musiques extrêmes. La météo semble s’annoncer plus clémente, ce qui tombe bien car la journée va être bien remplie !

Du glam et de l’epic avant le déjeuner

On démarre la journée en faisant le plein d’amour avec Michael Monroe et ses amis. Au programme, on envoie du lourd avec un glam metal dégoulinant de riffs catchy et de love… plein de love. Si vous avez aimé Steel Panther samedi dernier et avez besoin de l’intégrale de Mötley Crüe ou Poison pour vous remettre d’une peine de cœur, Michael Monroe est là pour soigner vos petits cœurs.

Puis, une fois qu’on a trop de love, il est temps de dégommer du gobelin de l’espace ! Le side project de Christopher Bowes (Alestorm) est toujours aussi énergique, malgré le départ en fracas de Thomas Winkler, aka. Angus McFife XIII l’année dernière. C’était donc le baptême du feu pour le chypriote Michael Sozos. Il fallait bien valider devant le public du Fest ce nouvel Angus McFife ! Et on peut dire que le challenge a été relevé avec brio. C’est face à un public conquis (et convaincu) que les anglais ont déroulé leur show, riche en gobelins, Princes astraux, marteaux et évidemment… HOOTS !

Une après-midi sous un signe féminin

Qui a dit que le metal était un genre masculin ? Bon, ok, peut-être. Sachant qu’en gros, le public est à 3/4 masculin (selon les dernières études passées entre nos mains) pour le Hellfest, la gent féminine manque de représentation. Quoiqu’il en soit, les chanteuses étaient à l’honneur cette après-midi sur les MainStage avec consécutivement sur la MainStage 2 Eluveitie, Epica et Nightwish. 

On démarre donc avec un groupe rappelant un moment difficile à un de nos rédacteurs : Eluveitie. En effet, chacune de leur prestation est un rappel au fait qu’il a accidentellement jeté un billet pour leur concert (sold out) il y a quelques années. Néanmoins, c’est une raison de plus pour kiffer leurs prestations depuis (et passer au e-billet). Et cette après-midi, sur le Fest, nos camarades suisses ont déroulé un folk metal puissant, enchanteur et toujours aussi accrocheur. Portés par les instruments et voix du groupe de Chrigel Glanzmann, le public était conquis (mais en avait-il besoin ?).

On enchaine par le groupe des iconiques Simone Simons et Mark Jansen : Epica. Porté par une scénographie assez époustouflante, leur Power metal à la fois punchy et lyrique nous a transporté au plus profond des forêts enchantées pour aller tailler en pièce quelques dragons un peu trop enthousiastes.

De retour avec Myrkur sur le Temple et malheureusement un concert de nouveau amputé de 10 minutes pour des soucis techniques comme Igorrr. Dommage car le set est déjà court. Les danoises nous entraînent au sein d’un univers folk incroyablement envoûtant. Pas de violence ici, uniquement des voix portant des histoires de folklore local nordique, accompagné d’instruments acoustiques et éventuellement d’un clavier. Un véritable moment de calme et de sérénité. Et quelle plus belle image que de voir tout styles de métalleux se laisser entraîner. 

Last but not least, c’est Nightwish qui va venir clore cette après-midi (et nous chauffer pour les Guns). Et si les anciens diront toujours que c’était mieux avec Tarja (permettez nous de diverger sur cette opinion), on ne peut que s’incliner devant l’énergie que transmet Floor Jansen au groupe finlandais. Et franchement, au vu de ce que l’on va avoir ensuite, réussir une telle presta au fest n’est pas à la portée de tous !

Igorrr vs Airbourne

On voulait vraiment profiter du show des deux artistes alors il a fallu faire un choix et splitter en deux. Malheureusement le concert de Igorrr a démarré avec 15 minutes de retards a priori pour des raisons techniques sur la scène du Temple. Myrkur rencontrera le même genre de problème quelques temps plus tard sur la même scène.

Malgré le retard il faut saluer la pugnacité des festivaliers qui sont restés sur place jusqu’à ce que le concert démarre enfin. 

Igorrr joue vraiment dans un style improbable difficile à classer qui montre que l’extrême dans la musique ne se mesure pas qu’au nombre de guitares saturées.

Côté Mainstage I, se sont les autraliens de Airbourne qui mettent l’ambiance. Un festivalier expliquait ainsi à son pote qui ne connaissait pas : “Airbourne ? C’est AC/DC mais en mieux !”. On ira pas nous même jusque là en matière de comparaison mais il est vrai que depuis que la bande à Malcom et Angus s’est délitée avec l’âge, c’est un véritable boulevard qui est offert à Airbourne. La foule est dense, est-ce en préparation pour les Guns ? Rien n’est moins sûr. La fan base des Australiens est bien présente !

Gun’s n Roses

Parlons peu, parlons bien. La partie Guns c’est top, la partie Roses ça va pas du tout.  Show trop long (2h30 !), trop de temps morts, et un Axl Roses qui ne peut plus chanter ses propres titres. C’est avec une très grande tristesse que nous avons assisté au concert des Gun’s n Roses au Hellfest.

Et pourtant la foule était incroyablement compacte ! Axl chante au moins deux octaves au dessus, Slash est égal à lui-même c’est à dire inexpressif au possible. Seul Duff sauve la face en crooner de grande classe à la basse.

Heureusement que le festival ne se résume pas à la tête d’affiche qui – à défaut d’être à 100% au niveau – à le mérite de tirer vers le haut 350 autres groupes.

Total
0
Shares
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Articles sur le même sujet