Cabasse The Pearl Akoya, test de l’enceinte hifi connectée

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Il y a enceinte connectée et enceinte connectée. Si les formats « mini » ont la cote (tel que les HomePod Mini par exemple), elles ne sauront combler les oreilles des audiophiles les plus convaincus. Et c’est sur ce terrain que joue cette enceinte Cabasse The Pearl Akoya. Cette Pearl Akoya est la petite soeur de la Cabasse The Pearl. Et au même titre que les perles d’Akoya, plus petites que les perles classiques, restent grandement prisées des amateurs, cette enceinte sera prisée des amateurs de bon son.

Useless fact : Votre serviteur écoute au quotidien ses films et sa musique sur une paire d’enceintes de la marque bretonne sorties de l’usine de Brest en 1985 ! C’est donc en tant que grand amateur de Cabasse que j’aborderai ce test ! Je vous en parle d'ailleurs plus en détail dans cet article.
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The Pearl Akoya, une enceinte orientée luxe

Surprenante et élégante

Au déballage de l’enceinte, on est tout d’abord surprit par son poids. 8kg sur la balance pour un encombrement très réduit, la Pearl Akoya respire la qualité. Si son extérieur peut surprendre tout d’abord, force est de constater qu’elle s’intègrera facilement à n’importe quel intérieur. D’autant plus qu’elle est disponible en noir et blanc !

Une conception haut de gamme

Sous la coque, on retrouve une conception tri-coaxiale. Comprendre : on retrouve sur le même axe un haut-parleur 2 voie en carbone orienté face, et orienté vers l’arrière un haut-parleur de grave. Ce dernier de 17cm, ayant un débattement linéaire de 20mm permet d’assurer une bonne présence sur l’ensemble du spectre dans l’encombrement réduit de l’enceinte (22cm).

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L’enceinte peut développer jusque 2100W en crête et 1050W RMS pour une crête en solo de 115db (120db en stéréo).

Un packaging luxueux

On découvre d’ailleurs avec plaisir dans le package de la Pearl Akoya un superbe sac de transport (ambiance bowling) qui va renfermer l’enceinte, ainsi que son câble d’alimentation, sa télécommande, un adaptateur jack 3,5mm et un adaptateur micro-usb. Le câble d’alimentation tressé respire la qualité, ainsi que la télécommande permettant de contrôler l’enceinte.

Cabasse The Pearl Akoya côté logiciel

Elle lit tout ou presque

Contrairement à ses concurrentes (on pense notamment à l’autre marque française, Devialet, dont nous avions testé la Phantom ici), la Cabasse The Pearl Akoya possède une connectivité impressionnante. Si elle peut accéder à internet en wifi ou ethernet, elle saura lire les sources musicales par internet, bluetooth, optique S-PDIF, jack 3,5mm et même USB ! Cette versatilité est appréciable. En effet, tout le monde n’est pas abonné à un service de streaming .

Notre petite Cabasse saura lire quasiment tous les formats usuels (FLAC, ALAC, MP3, WMA, AAC) jusqu’en 192 kHz/24 bits. Côté Bluetooth, la connexion se fera au travers du fidèle et éprouvé codec aptX.

Une application complète mais en retrait

Si élégante soit-elle, on aura tendance à laisser la télécommande bluetooth fournie avec l’enceinte sur la touche. On lui préfèrera son smartphone pour contrôler l’enceinte. L’absence de connectivité AirPlay ou Chromecast est un handicap pour la Pearl Akoya. Cela force son propriétaire à passer par l’application StreamControl de Cabasse.

Sur cette dernière on pourra accéder à ses partages réseau DLNA et aux principaux services de streaming (Spotify, Deezer, Qobuz, Tidal). Elle permettra également d’utiliser le système de correction automatique de salle (CRCS). Le système permet en 30 secondes (et quelques sons bizarres) de calibrer au mieux la réponse de l’enceinte selon votre pièce d’écoute.

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Malheureusement, aussi efficace qu’elle soit, l’application StreamControl montre vite ses limites pour celui qui est habitué à utiliser son application de streaming habituelle. Cette limite se retrouve sur de nombreux autres constructeurs (Yamaha avec le MusicCast, Sonos avec son application propriétaire…). Il est malheureusement difficile de faire plus efficace qu’un Spotify Connect ou Apple AirPlay !

Un son exceptionnel

Passons maintenant à l’essentiel : le son. Comme à l’accoutumée, nous allons écouter des sources FLAC 16 bits / 44.1 kHz en provenance de l’application Qobuz. Nous avons testé l’enceinte en situation mono (une seule enceinte dans la pièce).

Dream Theater – Metropolis Pt 2 – Scene Six : Home : On démarre directement par un morceau plutôt complexe et exigeant de Dream Theater. Et nous sommes immédiatement scotchés par la qualité de rendu de cette Pearl Akoya. Alors oui, la puissance est là. Mais au-delà de ça, on a pas (ou très peu) la sensation d’avoir une enceinte mono. La scène est large, d’une belle homogénéité. Le rendu est vraiment qualifiable de hi-fi. L’ensemble du spectre est bien reproduit, sans avoir une prédominance poussée d’une fréquence par rapport à une autre. Sans non plus tomber dans le rendu chirurgical, l’écoute se montre précise et chaleureuse.

Peter Cincotti – Metropolis – Madeline : On peut déceler sur ce morceau une légère mise en avant des bas-médium. Le piano est très fidèlement rendu, les basses sont présentes sans nous écraser. Le son sait se montrer à la fois enveloppant et précis. L’écoute est plaisante, nous bluffant à nouveau par la spacialisation remarquable pour une enceinte de ce format !

Nina Simone – At The Village Gate – Sinner Man : La retranscription de cet enregistrement est une fois de plus bluffant. La Pearl Akoya transforme pendant quasiment 8 minutes notre salle d’écoute de 20m2 en la célèbre salle de Greenwitch Village. Les instruments sont bien positionnés dans l’espace. La voix de la grande Nina est là pour nous transporter avec justesse.

Bruce Springsteen & The E Street Band – Live 1975-85 – Because the Night : On passe de la chaleur du Village Gate aux Arena de Bruce Springsteen avec toujours la même aisance ! L’énergie typique du Boss est là. On retrouve l’ensemble des instruments, les différentes fréquences sont présentes, des notes discrètes du piano à la grosse caisse, en passant par la voix chaleureuse de notre chanteur préféré du New Jersey. On prends réellement du plaisir à écouter ce morceau sur cette enceinte qui semble être ici sur un terrain conquis.

Daft Punk feat. Paul Williams – Random Access Memories – Touch : C’est avec la même facilité que l’on passe sur ce morceau de (feu) les Daft Punk. La complexité des arrangements est brillamment reproduite, on apprécie la recherche permanente sur ce morceau. Les basses, présentes, ne sont pas non plus étouffantes, laissant l’ensemble du spectre s’exprimer et se déployer autour de l’enceinte.

L’orchestre National du Bolchoï – Le Lac des Cygnes – Op. 20 : Acte II : Pour tenter de mettre en difficulté cette petite Cabasse The Pearl Akoya, sortons la méthode forte ! Ce serait oublier que l’objectif de George Cabasse, fondateur historique de la maison, était de reproduire le plus parfaitement les musiques classiques comme dans un orchestre. Alors oui, évidemment, c’est sur ce type de musique que l’enceinte (notamment en mono) montre ses limites. La spacialisation excellente sur les autres genres ici flanche. Nous faisant vite voir que le son ne vient que d’une source. Tout reste néanmoins d’une grande finesse, précision et ampleur.

La reine des enceintes connectées hi-fi

Que dire ? Je crois bien que c’est la première fois où je réalise un test aussi bluffant. Il m’est même arrivé d’aller vérifier que le son venait de la Pearl Akoya et non pas de mon système hi-fi stéréo ! Système constitué de mes deux Cabasse vintage.

Alors oui, en y prêtant attention, l’absence de stéréo se fait ressentir sur l’amplitude. Néanmoins, obtenir des résultats tels en terme de spacialisation, de volume, de précision et de chaleur sonore dans un si petit format est réellement remarquable.

On retrouve ici le savoir-faire historique des ingénieurs de Cabasse. La Pearl Akoya nous offre un grand son équilibré. Nous pouvons même dire, pour une fois, une vraie qualité hifi. Le tout compris dans une petite (et dense) sphère de 22cm. Le pari n’est pas seulement réussi, il est largement gagné.

Là où sa concurrente principale (la célèbre Devialet Phantom) montrait des graves brouillons, la Pearl Akoya n’a – presque – jamais été mise en défaut. L’écoute est plaisante, jamais fatigante, et il faut bien l’avouer… l’écouter en stéréo doit être une sacrée claque !

Ses petits défauts (absence d’AirPlay et Chromecast, application Cabasse pas des plus fonctionnelle) sont vite gommés par la qualité de restitution de l’enceinte.

Vient évidemment la question du prix. Dois-je investir 1490€ pour une Cabasse The Pearl Akoya ou 2980€ pour une paire stéréo ? Et bien c’est la première fois que je le dirais, mais oui. Pour un prix équivalent (environ 3000€) on a un très beau système stéréo, mais qui ne peut rivaliser en terme d’encombrement. Donc si vous voulez un système élégant, discret et charmeur, vous offrant une expérience hi-fi, ne cherchez plus !

Acheter la Cabasse Peark Akoya sur Cobra, ou via cet autre lien chez Son-Vidéo.

Et n’hésitez surtout pas à partager votre appréciation de cette enceinte connectée en commentaires plus bas.

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