Une soirée à Lapa, Rio de Janeiro

C’était à Rio, un soir d’été, dans le quartier de Lapa

Les vives et brûlantes couleurs de la journée commençaient à s’estomper et à se transformer en douceurs fantastiques, de véritables friandises visuelles.

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C’est le temps où on flâne. On regarde chaque détail, chaque visage, chaque arbre. Tout en conservant un peu de méfiance, car ici, nous sommes étrangers, et nous sommes à Rio, réputée ville dangereuse ?...

Nous cherchons un restaurant où passer une agréable soirée. Puis nous tombons sur cet espèce de café-concert, véritable scène ouverte, cabaret sud-américain.

L’accueil chaleureux, la musique rythmée et les sourires des gens installés dans cet endroit nous disent que c’est bien ici qu’il faut faire une escale.

Nous choisissons donc une des premières tables, le plus à proximité possible de la scène. La salle est plutôt sombre, et le mobilier en bois foncé renforce le côté sud-américain et tropical de l’endroit. Le bois et le Brésil… c’est comme le raisin et la France.

C'était spontané !

LAPA-rio-bresilLes festivités commencent avec une belle caïpirinha : extrêmement équilibrée, délicatement colorée et suggérant à l’œil la fraîcheur.

Puis viennent les plateaux à partager : viandes, fruits de mer, légumes frais et fritures nous mènent au délice puis à la satiété.

Nous partons légèrement avant que le premier concert ne commence. Nous sommes trop en avance sur l’heure de Rio…

Nous restons un instant à l’entrée du restaurant : sas de transition entre l’ambiance feutrée et musicale de l’intérieur, et le début de la nuit dans la rue animée. Nous savourons l’instant. Nous jouissons de chaque seconde.

Arrive un homme en face de nous : et il commence à nous parler dans sa langue, que nous ne comprenons pas. Alors, nous essayons de comprendre ce qu’il dit, à partir de ses expressions et de son visage.

Ce dernier ne dégageait que de la joie et de l’amour et il était difficile de comprendre sa volonté dans les premières secondes de son monologue. Mais notre bon sens, appelé par la vision de l’état de ses vêtements et de sa gestuelle nous fit comprendre qu’il était mendiant, et souhaitait simplement un peu d'argent.

Un mendiant qui diffuse la joie par son sourire et vous parle comme à un ami… nous ne sommes pas habitués à ce genre de choses à Paris.

Nous lui offrons donc avec un certain plaisir l’équivalent de quelques euros.

Fatigués, nous décidons de rejoindre notre Hôtel.

Les plus belles soirées ne sont pas forcément toujours très longues.

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