« On a volé le bras de Costentenus » avec HEY ! La Cie.

Le Cirque Electrique de la porte des Lilas n'abrite pas le plus grand chapiteau du monde mais sa localisation, son restaurant et bien évidement sa programmation en font l'un des plus singuliers. Et n'espérez pas y voir en ce moment quelques animaux exotiques, mais des performances artistiques réalisées par la compagnie HEY qui mettent en lumière et en musique une histoire originale.

Résumé

Dans une succession de numéros et d'apparitions, le public est emporté par une troupe imaginaire toute entière dédiées à la mémoire de Costentenus, l'un de ces « Grands Tatoués » qui se produisaient jadis dans les cirques, les spectacles forains et de rue, et dans le Music Hall. L'objet de l'adoration est ineffable : il s'agit, ô miracle !, du bras de l'idole, que la troupe a recueilli d'on ne sait où ! Or cette précieuse relique a disparu, et c'est le dévoilement des indices de cette disparition qui rythme le spectacle.

Critique

constentenus-300La représentation commence avec une jeune artiste, vêtue d'un justaucorps couleur chair, évoluant sur un mat chinois, et qui, au point d'orgue de son numéro, dérobera le fameux bras de Costentenus. Arrive alors pour alimenter le récit, un Monsieur Loyal qui, tel un aboyeur de foire sur une piste, assure les transitions entre les numéros avec un texte par moment nébuleux.

Ce spectacle propose tout d'abord une grande variété de performances : Allant des claquettes à un effeuillage, d'une contorsion à l'apparition d'une créature fantasmagorique mais aussi jusqu'à une danse sur des tessons en feu ! Sans oublier un beau jeu de lumière accompagnant ces prestations et  particulièrement précis lors des projections sur un écran blanc.

Une immersion sonore

Les arrangements musicaux composés par Antoine Bitran justifient à eux seuls la découverte de ce spectacle de par la curiosité et l'intérêt qu'ils suscitent. En effet, l'orgue barbarie et son ensemble de gramophones, qui sont utilisés pour envelopper musicalement les numéros, ne paraissent pas désuets grâce à l'inventivité des partitions.

Et même si beaucoup plus d'humour agrémenterait confortablement ce spectacle, l'originalité étant rare, n'hésitez pas à franchir la porte des Lilas et celle du Cirque Electrique.

A un mot près, un célèbre film des années 50 est dans l'article. Quel est-il ?

Teaser officiel du spectacle

Découvrez toute la programmation du Cirque Electrique

http://cirque-electrique.fr/

Autour du Cirque

https://oblikon.net/critiques/american-horror-story-freak-show-critique-et-bilan-de-la-saison-4/

1 comment

  1. Pierrick 31 octobre, 2015 at 11:13 Répondre

    Réalisé par Cecil B. DeMille au début des années cinquante “Sous le plus grand chapiteau du monde” (The Greatest Show on Earth) était le titre du film glissé dans l’article 🙂

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